Piano à queue
Antoine Ogay - Tél. 022 361 99 56
Facteur de Pianos depuis 1978
Piano à queue
AccueilcontactPianosmécaniques
Antoine Ogay
Accordeur de pianos
Antoine Ogay accordeur
Accordeur de pianos
Accordeur piano nyon
accordeur nyon piano
accordeur de pianos nyon, aubonne, morges, versoix, gland, rolle

Antoine Ogay accorde les pianos du Paléo depuis 1978
En 35?ans, le Nyonnais a réglé les instruments de toutes les stars du Paléo.
Portrait - Par Yves Merz - 18.07.2012

Images: Bras-DR - Images de face : Anthony Anex

Les amateurs de jazz connaissent certainement le contrebassiste Antoine Ogay, qui a accompagné les meilleurs musiciens de Suisse romande et d'Europe vient d’enregistrer un CD avec le talentueux pianiste aveugle Moncef Genoud. Son rôle plus discret d’accordeur des pianos du Paléo est en revanche ignoré du public. Normal puisqu’on ne le voit jamais en activité. C’est un travailleur de l’ombre. Et puis, il n’y a pas de raison de louer ses prouesses. Antoine Ogay est du métier.

Une vocation ? «Pas vraiment. je raconte parfois, pour le gag, que j’ai choisi ce métier d’accordeur parce qu’il était en tête de la liste des noms classés par ordre alphabétique à l’orientation professionelle. En fait, c’est mon père qui m’a fait cette proposition». Un père pianiste, s’il-vous-plaît. Et pas n’importe lequel. Car Bernard Ogay aussi a marqué le jazz romand, notamment avec Jazz à quatre («J4ZZ»).

Mais revenons au Paléo Festival. Accorder un piano, en quoi cela consiste? «Durant les premières années du festival, les organisateurs allaient récupérer le piano d’un copain ou de sa grand-mère. Je tombais parfois sur un os. Aujourd’hui, les instruments loués sont d’excellente qualité. L’accordage dure une à deux heures. Tout dépend de la météo car les pianos sont sensibles au chaud-froid, à l’humidité et au sec.»

En 35?ans, Antoine Ogay a réglé les instruments de toutes les stars du Paléo, de Véronique Sanson à Chick Coera, en passant par Higelin, Petrucciani ou Jamie Cullum, sans oublier tous les pianistes virtuoses des orchestres classiques. «Avec eux, il y a toujours un dialogue. Rarement avec les grandes vedettes. Une fois, le manager de Chick Corea m’a mis la pression parce qu’il avait eu plusieurs mauvaises expériences en tournée. J’ai fait semblant de ne pas parler anglais. Au final, quant Chick Corea lui a dit que c’était ok, il a voulu acheter le piano et m’engager pour partir en tournée avec eux.»

24 heures.ch

Créé: 18.07.2012, 12h47